Kelma beur gay : débat dans tetu

Franck Chaumont, auteur du livre Homo Ghetto, et Fouad Zeraoui fondateur de l’association Kelma et organisateur des soirées Black Blanc Beur à Paris, débattent de la question des banlieues. Ces deux là se sont rencontrés il y a douze ans. Franck Chaumont animait alors une émission sur Beur FM, et il avait invité Fouad Zeraoui à parler de l’association Kelma (« parole » en arabe), qui a toujours pour objectif d’améliorer la visibilité des gays ethniques dans la communauté parisienne grâce au site internet Kelma.org et aux soirées Black Blanc Beur (BBB) organisées chaque dimanche soir à Paris.
Mais, douze ans après, ils ne partagent pas forcément la même analyse sur la situation des gays et des lesbiennes en banlieue.

Franck Chaumont et Fouad Zeraoui

Débat entre Franck Chaumont et Fouad Zeraoui : Gays de Balieue Faut-il en sortir pour s'en sortir ?

Tétu : Dans votre livre, Franck Chaumont, vous dressez un constat bien sombre de la situation des gays et lesbiennes en banlieue…

Franck Chaumont : Effectivement, en 2002, j’avais été à la soirée BBB pour un reportage, et j’y avais recueilli des témoignages de gamins victimes de vraies violences, mis à la porte de chez eux, ou vivant dans une schizophrénie totale. Quand j’ai lancé avec Fadela Amara, Ni Putes Ni Soumises, des jeunes hommes nous disaient : « Le moindre soupson d’homosexualité nous condamne ». Depuis 1982, il y a eu d’énormes avancées, comme le pacs en 1999, mais nous assistons pourtant à dix kilomètres des centres-villes à une régression. Et il n’existe aucune solidarité entre les homos des centres-villes et les gamins des cités. Ce sont deux mondes complètement à part. Or, c’est inadmissible que des gens soient en danger de mort à cause de leur orientation sexuelle. Je dis aux homos:ne claquez pas la porte derrière vous, vous êtes en train d’acquérir des droits, une visibilité, vous êtes prescripteurs de tendance, vous faites des communiqués contre l’homophobie en Iran, mais chez nous, il y a aussi des gens qui sont dans la détresse! Ces gamins-là sont victimes d’une double peine : rejetés dans leurs quartiers, mais aussi des centres-villes. Ils sont victimes de discriminations dans les boîtes de nuit, et n’ont pas forcément les moyens de mener une vie de gay à Paris, car ça coûte cher.

Fouad Zeraoui : Quand j’ai entrouvert la porte aux gays ethniques, en 1997, c’était vraiment le no man’s land, ne serait-ce que pour moi. Je ne rentrais nulle part, et il n’y avait aucune visibilité de mes semblabes, on était complètement isolés, nous n’étions pas du tout fédérés. En effet, à cette époque-là, on peut dire que les Beurs et les Blacks gays n’étaient absolument pas dans la même situation qu’aujourd’hui. La nouvelle génération a tout de même moins de difficultés que la mienne, qui a essuyé les plâtres. Tout ce que tu dis dans le bouquin, c’était vrai il y a dix ans. Pour moi, c’est un bouquin qui a 10 ans. Car je vois l’évolution! Je ne dis pas qu’il n’y a pas de drames, il y en a partout, mais comment peux-tu demander à des jeunes d’avoir un courage par rapport à leur homosexualité, alors qu’en réalité il y a une lâcheté incroyable de l’establishment « gay blanc » qui ne donne absolument pas l’exemple, qui se comporte comme des opportunistes, des crriéristes. En un mois, Mireille Dumas a invité à la télé deux personnalités notoirement homosexuelles, mais elles n’arrivent pas à en parler! Qui a aujourd’hui le courage en France de parler de son homosexualité? Comment peut-on demander à cette nouvelle génération venant de banlieue d’avoir tous les courages, à la place de ceux qui n’en ont aucun?

Franck Chaumont : Je ne leur demande pas d’avoir du courage…

Fouad Zeraoui : Tu dis qu’il a des souffrances. Oui maisà côté, il y a aussi une vraie lâcheté. Et ça personne n’en parle dans les médias. La question, c’est aussi d’où parle-t-on à un moment donné. Moi en banlieue, je vois aussi des gens heureux, des couples de jeunes Beurs ou Blacks.

Franck Chaumont : Je trouve qu’ils ont beaucoup de courage, car le systeme les contraint à la clandestinité. Les gens qui témoignent dans mon livre, je ne les ai pas rencontrés il y a dix ans! Ils sont condamnés à une double vie, des jeunes contraints de se cacher, de mentir. Pour être tranquilles, ils sont obligés d’aller ailleurs, mais pour mois, la modernité, c’est de pouvoir qui l’on est dans son quartier. Cette société a fabriqué des ghettos. Avec au bout du bout du compte, des victimes, comme Nadir, qui est obligé de se changer aux Halles quand il veut sortie en boîte. Et oui, la lâcheté vient aussi de l’establishment homosexuel, bourgeoisement bien établi, et qui n’a aucune solidarité ni empathie…

Fouad Zeraoui : Aucun Courage!

Franck Chaumont : Aucun courage avec ces jeunes-là…

Fouad Zeraoui : Ni avec eux-mêmes! Les Beurs et les Blacks, je les vois d’une manière complètement différente. Tu me parles des Beurs qui vont se changer aux Halles, mais ils n’ont même pas besoin de se changer car les Beurs hétéros sont aujourd’hui habillés comme eux, avec des tee-shirts moulants roses, pour aller dans les bars à chicha, ils sont sexy en diable, ils ont des coupes de cheveux en crête, ils ont adopté le même look vestimentaire. Tout ça a changé, on est plus dans le truc des racailles, ils n’ont plus leur mot à dire.

Franck Chaumont : Mais est-ce qu’aujourd’hui on peut s’affirmer comme homosexuel dans une cité comme on peut le faire dans un centre-ville?

Fouad Zeraoui : On ne peut pas, car c’est un ghetto, mais le combat à mener est individuel. Faites votre vie, prenez de la distance, revenez, faites votre chemin.

Franck Chaumont : Donc tu es d’accord avec moi, pour exister, il faut partir.

Fouad Zeraoui : Comme ça s’est fait dans toutes les communautés. Comme ont fait les pédés blancss qui sont montés à Paris.

Franck Chaumont : Mais je te parle de libre choix!

Fouad Zeraoui : Mais il n’y a pas de libre choix, on est dans le non-choix, puisqu’il n’y a presque rien dans la vie gay gay en France ! C’est ça, la réalité. C’est l’entre-soi entre quelques homos qui ont le même look, c’est la pauvreté des débats intellectuels et de la production culturelle. Pourquoi vouloir que ces jeunes de banlieue aillent s’identifier à ça, puisqu’il n’y a rien. Donc qu’est-ce qu’ils font ? Ils font de l’entre-soi puisque de l’autre côté, c’est aussi l’entre-soi, celui des Blancs, homos comme hétéros, tu le sais très bien.

Franck Chaumont : La discrimination existe. Ces gamins-là, quand ils arrivent dans des établissements des centres-villes, ils ont le visage des gamins des cités.

Fouad Zeraoui : Non, ils ne sont pas discriminés, ils s’en sortent mieux que leurs aînés hétérosexuels. C’est la crème, onva dire, l’élite même, de la communauté musulmane et black. Tous ces gens-là, ils ont le choix. Depuis dix ans que la scène gay a été ouverte, a été développée, ils ont plus que le choix, choix que je n’avais pas moi. Après oui, il y a une discrimination de fait plus large, au faciès, à l’emploi, au logement.

Franck Chaumont : Quand je venais à tes soirées pour mon enquête, pourquoi tout le monde me demandait-il l’anonymat?

Fouad Zeraoui : Ils n’ont pas les moyens de le faire, et ils ont le droit de ne pas le faire. Ils ont d’autres courages, notamment celui de mettre leur photo sur internet, sur leurs profils. Tu ne te rends pas compte, ça n’existait pas, il y a dix ans. Aujourd’hui, ils mettent leurs vraies photos, alors que cela reste risqué, mais ils le font! La vie est faites de compromis, et finalement; ils se rencontrent, ils ont une sexualité. Mais ils vivent chez leurs parents, car ils ne peuvent pas payer un loyer. Pourquoi leur demandes-tu de s’affirmer haut et fort?

Franck Chaumont : Ce que je dénonce c’est la création des cités ghettos dans lesquelles il est impossible d’être soi-même.

Tetu : Mais ne trouve-t-on pas de l’homophobie ailleurs? La question ne serait-elle pas aussi celle de l’autonomie ?

Franck Chaumont : Oui, il y a de l’homophobie dans toutes les strates de la société, mais la différence entre l’homophobie des campagnes et celle des cités, c’est le degrès de violence directe. Les jeunes de cités sont menacés physiquement par des bandes de caïds ou leur entourage le plus immédiat. Sur la question de l’autonomie, chacun peut avoir son chemin personnel, mais c’est difficile de partir des cités. Le progrès social, c’est quand on pourra affirmer qui on est dans tous les quartiers de France. Or c’est difficile d’avoir une individualité dans des milieux où règne le contrôle social communautaire…

Fouad Zeraoui : Il y a un attachement au groupe, car nous sommes dans une société de l’entre-soi, chacun est dans son groupe. Eux sont heureux d’être dans le leur. Ils peuvent souffrir en le quittant, car ils sont obligés à un moment de le quitter, de ne pas rendre de comptes, mais ils le font.

Franck Chaumont : Mais l’idéal serait qu’ils n’aient pas à rendre de comptes…

Fouad Zeraoui : Oui, l’idéal serait aussi plein de choses, on peut faire une liste… La république n’est pas idéale de toute façon… Et malgrè ça, il y a moins d’homophobie dans les cités qu’il y a dix ans, contrairement à ce que tu penses. Les hétéros, blacks ou beurs, sont beaucoup plus évolués, sophistiqués. Va faire des tours dans les bars à chicha. Dans les soirées, les Beurs sont complètement « updatés », ils se sont mis à jour. Il y a, bien sûr, des gens qui sont étrits d’esprit, en echec social, ce sont les plus virulents homophobes. Qu’ils les évitent, qu’ils mettent en place des stratégies pour ne pas affronter ça. Moi j’ai affronté ça quand j’étais jeune…

Franck Chaumont : Donc tu dis toi-même qu’il faut mener des stratégies d’évitement, qu’il faut se cacher… Nous sommes d’accord sur le même constat.

Fouad Zeraoui : Non, nous ne sommes pas d’accord. Les gens peuvent avoir leur bonheur individuel. Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils baisent entre aux, ils se démerdent très bien, ils ont des jobs, contrairement à leurs ainés, et ils s’en sortent ! Après, il y en a une partie très attachée, plus que d’autres, à leur famille. Eux, sont plus en difficulté. Ils n’ont pas rompu le cordon. Mais il y a une diversité de situations, il n’y a pas que ce que tu montres dans le bouquin!

Franck Chaumont : Les pionniers du militantisme gay révaient d’une société plus égalitaire… Or il y a une régression totale dans les quartiers…

Fouad Zeraoui : Non, il n’y a pas de régression. Les gens avancent à leur façon, avec leurs moyens, et ils avancent plutôt bien. Ils font leur vie.

Tétu : Tout cela n’a-t-il pas à voir également avec la visibilité des minorités ?

Fouad Zeraoui : Il faut bien voir d’où l’on vient. La création de Kelma date d’il y a douze ans. Avant, c’était le néant total. Il n’y avait même pas de scène black ou beur, pas de visibilité, le néant. On est bientôt en 2010, ça a évolué à une vitesse fulgurante. Tu dis que les gens ne s’affirment pas… Mais ils s’affirment autrement, en rencontrant d’autres personnes, en socialisant, en développant des liens, en se mettant sur internet, en faisant des films comme Beurs Appart… Il y a aujourd’hui une visibilité qui est absolument sans commune mesure avec ce que j’ai pu connaître il y a une dizaine d’années. C’est fantastique. Les jeunes ont vraiment un vivier de repères beaucoup plus important. Il n’y a pas que les témoignages de ton livre, dans la douleur, il y a aussi autre chose, une vraie surface où les gens peuvent échanger, se rencontrer, ils ne sont plus isolés…

Franck Chaumont : Internet est un outil qui leur a permis de se décloisonner, mais tout ça se fait en dehors de la cité.
Ces jeunes pour se réaliser sont obligés d’avoir une double vie à l’exterieur de l’endroit où ils vivent, alors que, selon moi, la modernité c’est de pouvoir s’affirmer là où on est établi, où il y a la famille. Je peux rêver d’une société idéale, mais j’en rêve pour tout le monde, et je souhaite que les gays des cités puissent avoir la même chance que moi j’ai eue.
J’aimerais que les associations LGBT s’intéressent à cette question.

Fouad Zeraoui : Je suis beaucoup plus optimiste, ça évolue dans le bon sens, ça s’arrange, grâce à la sexualité. Internet a permis d’avoir une vrai mixité, plus qu’on ne l’imagine…
La racaille, c’est juste l’arrière-ban des cités, les autres veulent aller de l’avant!

81 commentaires sur “Kelma beur gay : débat dans tetu”

  1. BENOIS16 dit :

    je vis en algerie depuis que jai avoue mon hommosexualite je vie un calvaire je pense souvent au suicide aidez moi

    • Benoit 10 dit :

      Ben rev1 en françe

    • mouss63 dit :

      salut Benois16
      je viens juste de lire l’article et les messages qui en découlent dont le tien qui date un peu finalement (avril 2010). Si j’ai bien compris, tes parents t’ont envoyé au bled dès qu’ils ont compris que tu étais gay?
      J’espère que ca va mieux et que tu as pu t’extirper de ce calvaire. Tu as pu quitter l’algérie et revenir en France?
      je suis rebeu aussi et je n’ose imaginer ce que tu as vécu. Etant très terre à terre depuis très jeune, j’ai préféré quitter mes parents et entretenir des relations très superficielles avec eux à distance afin de me détacher et de moins en souffrir le jour où ils l’apprendront…Et je refuse depuis que je réquente des gars, de me lier de quelque manière que ce soit avec eux et notamment de partir au bled avec eux.
      J’appelle ça des dommages collatéraux. Il est vrai aussi, comme je l’ai lu ici, que les études ont été une motivation supplémentaire pour sortir de cet environnement familial oppressant. J’ai eu la chance aussi de ne pas être élevé dans une banlieue mais dans une petite ville en Auvergne, où contrairement à Paris, il n’y en a pas beaucoup*. Ce qui ne me met pas tout à fait dans les cibles de cet entretien. Mais j’ai connu les même problèmes d’autonomie, notamment financières relatées ici. Au final, on peut quand même vivre sa vie avec un gars et même partager un appartement (je sors d’une séparation après plus de 4 ans de vie commune), et je suis un peu plus optimiste que le journaliste Franck Chaumont mais ne vivant pas en banlieue, je concois son point de vue
      voila,
      *de gays rebeu, pas d’auvergnats :) , un seul ça va , c’est quand il y en a plusieurs que ça ne va pas

    • teddy dit :

      slt Benoist, je viens de lire ton msg. Juste pour te dire de tenir bon. Toi, tu as eu le courage de faire ton coming out alors que moi non (du moins pas exactement). Si tu veux en discuter mon msn loyatedgwad@live.fr. Courage et ne va pas te tuer pour des connards
      teddy

    • weil dit :

      bonjour…………….je suis de tous coeur avec vous le probleme c vous et vous meme…responsable de votre peur et d’assumer …tous cela a causse de vos parent ..et de votre croyance ya une solution choisir sa religion ……..car moi meme je ne comprend pas q’un magreben puis etre gay s’il choisi en tout honneur sa foi a sa religion nous ne pouvons rien faire vous seul et seul peuvent revolter vous vivez votre vie

  2. kalam dit :

    bonsoir me revoila..
    juste simplement pour dire que j ai entendu lors d’une émission , sur la radio beur fm, pour ne pas la citer, et je crois que l intervenant etait mr chaumont, concernant le milieu carcéral, ou c est ssez revelateur de l etat de pensée ambiant, ou l homosexualité se pratique soit disant par obligation…beaucoup de mecs y vivent LEUR homosexualité, et mon metier pourrait me laisser croire que parmis eux, pour certains, c est meme l occasion… enfin bref..bonnes fetes a tous.
    a bon entendeur Merci et portez vous bien.

  3. nicoenprovince dit :

    je voudrais rajouter une chose a mon premier commentaire, nous parlons que des hommes, mais quid des lesbiennes beurs ou arabes ? les mecs ont une visibilité, mais quand aux femmes, personne n’en parle jamais, l homosexualité feminine est elle mieux accepté car tres gros fantasme des heteros ???? j aurais aimé avoir l’avis d’une femme !!!!

    • teddy dit :

      c’est sur et c’est un secret pour personne; les Lesbiennes sont « plus accepté » que les gay car plus répendu. Quel film X bien hétéro ne présente pas de scène lesbienne. En revanche c’est plus tabou chez les hommes car on est sensé incarner les virilité.
      Teddy

    • pascal dit :

      je suis d’ccord avec toi aussi mais la aussi nous ne pouvons rien y faire c pas une maladie c a vous de prendre et denlever cet peur comme dit le jeune homme et je trouve cretin de ce suicider pour assumer sont homosexualite …..

  4. shadok dit :

    Intéressant, tout ça. Serait-ce un embryon de nouveau forum sur le site de kelma ? Lorsque le forum de Kelma a été supprimé, brutalement, du jour au lendemain, et sans la moindre explication ni avertissement, j’avais depandé ce qu’il en était. On m’avait alors répondu qu’on réfléchissait à un nouveau forum, meilleur, mieux présenté, etc? (ce qui ne justifiait pas de suspendre l’ancien, d’ailleurs?). Trois ans après, toujours rien. La parole a bel et bien disparu de Kelma (un comble lorsqu’on sait le sens de ce mot). Enfin? jusqu’à ce débat, qui semble la ranimer un tant soit peu.

    Jusqu’à quand ? Tout ça semble encore bien provisoire.

    Depuis, je n’ai jamais retrouvé nulle part sur le net un lieu d’expression aussi libre et riche à la fois que ce qu’avait pu être le défunt forum. J’en ai pris mon parti, et d’autres anciens kelmanautes sans doute avec moi.

    Ces réactions, que je viens de lire, au débat ci-dessus, montrent en tout cas que lorsqu’on leur en donne la possibilité les kelmanautes ont des choses à dire, et l’envie de les dire. Ça change des blogs auto-centrés ou des tchats à deux syllabes et demi le message.

    Et ça fait du bien.

    Je retourenerai peut-être un jour aux BBB, finalement? ;)

  5. kalam dit :

    bonjour et salut à vous tous;
    je suis tres satisfait de toute less idées et observations qui ont été inscrites le long de ces pages. Il est vrai que les choses ont évoluées et continues à le faire. Seulement meme si la haine de la pensée collective diminu, je pense que l’extreme violence peut elle aussi aller dans le meme sens.tant que l ‘image de l’homo sera celle d’une « folle » avec une plume dans les fesses, on aura du mal.les films et le sketchs de notre epoque en sont en partie la cause.pour parler de la province et de la banlieue, il faut le dire c encore compliqué voir risquer si on veut s assumer.je parle pas de s afficher, car cela serait meme un affront aux jeunes ou moins jeunes, qui , a mon avis sont pour la plupart des refoulés ou des incultes…je pense que l’homosexualité est plus ancienne que l’homophobie.et que le retard est en conséquence.je rejoins aussi le terme de schyzophrenie, pas sur le fait de s habiller car c vrai que maintenant tout le monde se veut et s habille fashion…mais quand meme c vrai que je vois mal les jeunes gays s assumer en famille, en cours ou au taf. c est seulement lorsqu il se sentent a l abri et protegeer qu il peuvent vivre cela. le terme discretion est recurrent et je le comprend. les hommes mariés n’en parlons pas…et ils sont nombreux a franchir le cap de leurs attirances pour les meks une fois marié, car ils sont d un coté plus rassurer.les politiques ont evidemment un role a prendre et a joueer mais les religieux aussi, car c est cela qui bloque bien des choses a mon avis, je suis croyant et ne me sens pas coupable, car je m instruis et reflechis, du mieux possible….et sais que ce nest pas la meme vie que l onmene qu a l epoque de sodome et gohmorre, mais les gens homophobes sont resté a cette epoque, ou l ignorent que tout vient de la, ou presque.j ai encore plein de choses a dire mais ce serait tellement long…a bon entendeur merci

  6. SAGESSE AFRICAINE dit :

    DÉJÀ SALUT A TOUS POUR UNE FOIS Qu’il Y ‘a un débat autre que le t bm? t monte comment….? VOUS PARLEZ GHETTO CITE ET COMPAGNIE COMBIEN D’ENTRE VOUS PARLE D ABORD DE LA RESPONSABILITÉ DE VOUS SOIT DISANT étendard OU PIRE PORTE PAROLE JE DIRAIS MÊME EXEMPLE DE RÉUSSITE HORS CITE CAR SACHEZ QUE Y A PAS QUE LES GAYS QUI SOUFFRENT EN CITE C EST D ABORD CE SENTIMENT COMMUNAUTAIRE FAUT RESTER DANS LA COMMUNAUTÉ CAR ON SOUFFRE D ABORD AU DÉPART DE SA ET ME PARLEZ PAS ACCEPTATION PAR LES AUTRES QUAND ON VOIT L IMAGE QUE DÉGAGE LES SITES LES SOIRÉES ETC DU CUL DU CUL LA PINK ATTITUDE ET TOUT CES CODES QUI FONT CROIRE Qu’ IL FAUDRAIT ADHÉRER A UN CERCLE COMMUN CAR DÉSOLÉ LA BÊTISE EXISTE AUSSI CHEZ LE GAY DONC TOUT EN VOUS AVOUANT MOI MÊME SURFER DANS CE MONDE CAR JE CROYAIS QUE CE SERAIT SA BIEN VIVRE DANS MA PEAU G DÉCOUVERT DE LA DÉBAUCHE UNE GROSSE INTOLÉRANCE ET OUI MESSIEURS ENTRE VOUS MÊME GAY C PAS obligatoirement = slim taper la pose sortir a la BBB POUR SE SENTIR BIEN ….. SACHEZ QUE MOI MÊME ÉTANT JEUNE BLACK 23 ANS AYANT GRANDI DanS MON BLED ET APPARTENANT A UNE FAMILLE TRÈS NOBLE G LA PEUR COMME VOUS DE MONTRER AU GRAND JOUR MAIS C PAS POUR AUTANT QUE JE FRICOTE AVEC N IMPORTE TOI CAR N OUBLIEZ PAS MALGRÉ TT ON APPARTIENT A DES CULTURES QUI ONT DES VALEURS ET OU LA FAMILLE EST TRÈS IMPORTANTE C PAS EVIDENT JE VOUS L ACCORDE MAIS CHACUN A SON PROPRE VECU ET SAURA TOUJOURS QUELLE INITIATIVE PRENDRE MAIS RESPECTEZ VOUS SVP ET L ‘ ON VOUS RESPECTERA CAR POUR MOI ON EST PAS « GAI » JUST LE DIMANCHE APRÈS AVOIR DIMANCHE SUR LE DANCEFLOOR mais tous les jours DÉSOLE SI J AI L AIR CRU MAI C EST SIMPLEMENT Y EN A QUI PROFITE DE CETTE SOLITUDE POUR VOUS SÉDUIRE AVEC LEUR BEAU DISCOURS PRENEZ TOUJOURS DE LA DISTANCE ET SOYEZ Maitre de vous … ET POUR CEUX QUI ONT DES DOUTES AU NIVEAU RELIGION DIEU NOUS AIME TOUS DIS LE TOI ET TU VERRAS BON COURAGE A TOUS

    • ROH2F dit :

      VOILA BI1 DIT SI SI JSUIS DAK AVEC OIT
      SA REJOINT CERT1 TRUKS KE JPENSE ET DIT
      MAIS BON SEXPRIMER C SFAIRE A MOITIé insulter ici sa drange bcoup vu le comm’s ke jai eu sur mon poste mdr

    • David Lemer dit :

      en Occident on a acquis nos libertés individuelles en prenant de la distance avec les religions (qui bien souvent empêchent de penser car elles ne proposent que des réponses toutes faites; en plus elles sont manipulées pour opprimer les gens). Les religions ne sont que souffrance pour les gays. Donnez-moi un seul exemple du contraire. Gays, femmes, émancipez-vous! Arrêtez de défendre la source de vos malheurs.

  7. David Lemer dit :

    Je crois que la vérité est quelque part entre les deux, Fouad est devenu peut-être un peu trop optimiste, tandis que Franck Chaumont, par désir d’empathie et de solidarité avec les victimes, dresse peut-être un tableau un peu sombre. Il faut que je lise son livre.
    Le problème c’est la discrimination générale contre les minorités et les difficultés économiques pour vivre de façon indépendante. Le milieu homo est assez individualiste, mais je ne vois pas en quoi les beurs et les blacks y sont discriminés. Mais bon étant blanc je ne peux pas témoigner là-dessus. Il y a aussi des clichés sur les homos blancs. Par exemple moi si je drague des beurs, on va me sortir le cliché du fétichisme, ou pire, du « néo-colonialisme » !!! (alors que je n?ai pas de préférence, je ne fais pas de différence entre les blancs, beurs, blacks ; je drague surtout des blancs, en fait). En revanche il n?y a pas de cliché pour les beurs et les blacks qui ne draguent que des blancs, et il y en a, je peux vous le dire !!! On va dire quoi, qu?ils reproduisent le schéma du colonisé ? C?est débile ! Chacun est libre, faut sortir des clichés.
    De toutes façon je trouve qu?à BBB ça drague pas trop, moi j?y vais surtout pour la musique et pour m?amuser.
    Dans les échanges on parle aussi du manque de solidarité des homos blancs envers les homos des minorités. Mais c?est compliqué. D?abord, on n?est pas défini seulement par son homosexualité, donc je reviens à mon argument que c?est la discrimination générale contre laquelle il faut lutter (et ça je le fais déjà en votant et par mon comportement de citoyen, même si je pourrais sans doutes faire plus). Il y a sûrement aussi des choses à faire pour les gays des cités, mais on se sent un peu démunis car c?est aussi aux communautés de se battre contre leurs propres démons, préjugés et exclusions internes. Et là j?ai l?impression qu?il y a du boulot, quand on voit une chanteuse très populaire prendre le voile, c?est un mauvais signe. Il faut bien avoir conscience que quand les femmes sont opprimées, les homos ont encore moins de droits. La libération des LGBT s?est toujours faite dans la suite de celle des femmes. Tout n?est pas de la faute des blancs?.les droits des LGBT en ce siècle, ça vient quand même surtout des blancs, et on en profite tous. Tout le monde doit faire des efforts pour évoluer. Nos parents se sont battus pour leurs droits. Dans d?autres pays on dirait que c?est le contraire, que les gens s?enferment dans des privations et des manques de libertés énormes qu?ils semblent accepter comme intrinsèques à leur identité et culture (ou du moins c?est ce qu?on leur fait croire?. Mais je les trouve très soumis). En Algérie dans les années 60-70 les femmes étaient beaucoup plus libres et portaient beaucoup moins le voile ! (témoignage direct de mon oncle algérien)
    J?aime bien quand Fouad dit « être homo a été une bénédiction pour moi ». J?ai en effet connu des beurs dont l?homosexualité leur a permis de sortir de leur milieu, de s?ouvrir à d?autres perspectives, de s?investir dans des études (plus que leurs frères, autant que leurs s?urs) pour s?émanciper etc.?alors que s?ils avaient été hétéros ils auraient peut-être trainé avec des lascars et pas fait grand-chose. Leur parcours est difficile (encore plus difficile, c?est vrai, que pour les homos blancs) mais au final quand ils arrivent à s?en sortir leur vie est assez riche.
    En tout cas, même si Kelma surfe un peu sur la culture gay stéréotypée (mais a-t-on le choix ?) la soirée BBB est très importante je crois. Moi j?y vais surtout pour la musique et parce que j?aime bien le format tea dance, mais j?aime aussi là-bas le souffle de liberté qu?on y sent. Les « doubles-minorités » se libèrent, sont eux-mêmes, et ça fait du bien. Je ne sens pas ces garçons comme schizophrènes, ils m?ont l?air assez équilibrés pour la majorité d?entre eux, bien-sûr je ne sais pas ce qu?ils vivent dans leur vraie vie, ceux que je connais ont une vie normale (même si j?imagine que certains ont une double vie et beaucoup de pression en banlieue). Je crois qu?aujourd?hui, avec internet, BBB etc?on peut mieux se débrouiller qu?avant.

    • teddy dit :

      c’est vrai, je suis d’accord avec toi. Je parles au nom de tous les gay « black » de France: battons-nous et soyons solidaire. Il y a que comme ça que l’on pourra faire évoluer les choses surtout au niveau de la religion (et c’est le gros problème de nos communautés).
      Et surtout, il faut arreter de stigmatiser les homos à la TV. Certe, on est peut etre plus visible à la TV mais c’est souvent pour des roles de carricature (Secret story et compagny)et mettre des gay « classique » comme bien souvent dans les séries Américaine.
      Y en à marre de cette image de « follasses » que les hétéros nous collent à la peau dès qu’on leurs dit qu’on est gay.
      En Espagne, la série Physique (pour ceux qui sont fans comme moi) cartonne notamment avec les personnages gay qui y jouent.
      Moi je suis éducateur dans un lycée, et les élèves (en grande majorité) ainsi que les collègues savent que je suis gay et si je ne l’affiche pas, je ne le cache pas non plus. Et ça se passe bien.
      Bref, juste pour dire qu’en osant franchir le pas et d’etre soit meme, on pourra faire évoluer les choses

  8. Sénégal dit :

    Le paradoxe est saisissant ce qui revient à dire que ce débat est réaliste car si fouad a raison d’etre optimiste en constatant la visibilité LGBT en Banlieue Franck le combat

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